Le secteur de l’optique lyonnais franchit un cap historique en matière d’engagement social.
L’enseigne Droit de Regard vient d’ouvrir ses portes au 6 rue Victor Hugo, Lyon 2e. Idéalement située sur l’une des artères piétonnes les plus fréquentées de la Presqu’île, cette installation concrétise l’ambition d’un modèle d’entreprise à mission unique en France. Menée à bien en collaboration avec le Groupe Cabinet Hermès, cette transaction démontre qu’immobilier commercial et impact social peuvent s’allier avec succès.

Une entreprise à mission née pour briser le renoncement aux soins
Droit de Regard est née entre 2019 et 2020, lors du lancement de la réforme « 100% Santé ». C’est la toute première entreprise à mission du secteur de l’optique. Le constat de départ est alarmant : en France, un citoyen sur deux a du mal à s’offrir des lunettes. Le marché crée de fortes inégalités entre les salariés du privé et le reste de la population. Cela touche durement les retraités, indépendants, fonctionnaires, étudiants ou personnes précaires.
Le dispositif 100% Santé : pour qui ? Ce système concerne toutes les corrections visuelles. Il s’adresse à tous les assurés dotés d’une mutuelle « responsable ». Les bénéficiaires de la CSS ne sont pas les seuls concernés.
Le choix du zéro reste à charge Pour corriger ce déséquilibre, Droit de Regard pose un pilier clair : un reste à charge de 0 euro. L’enseigne s’appuie sur les aides légales et la Complémentaire Santé Solidaire (C2S). Elle garantit ainsi une première paire de lunettes gratuite pour tous, sans condition de revenus ou de couverture.
L’excellence technologique sans aucun supplément : la fin du double discours

La véritable révolution de Droit de Regard réside dans le refus absolu du low-cost matériel. Pour proposer des équipements haut de gamme à prix réglementé, l’entreprise a entièrement désintermédié sa chaîne d’approvisionnement. Les économies d’échelle réalisées sur les coûts d’achat sont directement réinjectées dans la qualité des produits.
Chez Droit de Regard, la promesse affichée en vitrine correspond exactement à la réalité en caisse :
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Des montures en matériaux nobles : Aucun plastique injecté n’est toléré. Toutes nos montures sont en acétate de cellulose, en acier chirurgical ou en titane.
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Des verres progressifs de pointe : Notre géométrie unique offre un large champ de vision. Elle élimine l’inconfort et les effets de tangage des verres d’entrée de gamme.
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Sept traitements premium inclus d’office : Chaque paire intègre par défaut un anti-reflet multicouche et des verres amincis. Elle comprend aussi une protection anti-UV, anti-lumière bleue, anti-traces, anti-poussière et anti-rayures, .
Un modèle opérationnel inclusif : le dispositif « Hors les murs »
L’enseigne ne se contente pas d’attendre ses clients en boutique. Son modèle d’activité s’articule autour de magasins physiques et d’opticiens itinérants. Des professionnels de l’équipe, à l’image de Franck, partagent leur temps entre le point de vente de la rue Victor Hugo et des interventions extérieures.
En travaillant en partenariat étroit avec plus de 450 associations et structures de terrain (ESAT, entreprises d’insertion, foyers d’accueil, centres d’hébergement d’urgence), Droit de Regard va directement à la rencontre des populations les plus éloignées des circuits de santé traditionnels, pour qui le taux de renoncement aux soins est sept fois supérieur à la moyenne. Aujourd’hui, l’activité se répartit harmonieusement entre 43 % de personnes en situation de précarité, un tiers de retraités (séduits par le confort des verres progressifs gratuits) et un quart d’agents de la fonction publique dont les mutuelles prennent mal en charge les frais optiques.
Des parcours d’entrepreneurs guidés par l’éthique et l’impact social
L’ADN de l’entreprise s’explique par les trajectoires complémentaires de Diego & Brian.
>Côté optique, la gestion technique s’appuie sur une solide expérience de terrain, forgée notamment au sein de grandes structures lyonnaises et bordelaises, avec des expertises pointues en adaptation visuelle et en gestion d’équipes.
Côté direction, l’aventure est portée par un couple d’entrepreneurs chevronnés. Dès l’an 2000, ils fondent Pickup, devenu le réseau de points relais officiel du Groupe La Poste. En 2018, ils s’engagent bénévolement aux côtés de Café Joyeux en créant la structure soeur Grains & Capsules, dont l’intégralité des bénéfices finance l’emploi de personnes en situation de handicap mental. Forts de ces réussites concrètes, ils se lancent dans le défi Droit de Regard, rejoints par la suite par la directrice des partenariats solidaires qui coordonne aujourd’hui le suivi de plus de 10 000 bénéficiaires hors les murs.
L’accompagnement rigoureux du Groupe Cabinet Hermès
Pour s’installer à Lyon, Droit de Regard a uni ses forces avec deux partenaires clairs. L’enseigne a associé son partenaire historique, Geoffroy de Poncin, aux équipes expertes du Groupe Cabinet Hermès.
Le modèle économique de l’opticien est vertueux mais sans marges superflues. Les critères de recherche immobilière étaient donc très stricts. Il fallait trouver un emplacement à fort trafic sur la Presqu’île, tout en respectant un budget rigoureux. Le Cabinet Hermès a parfaitement intégré ces contraintes. L’agence a guidé l’enseigne vers le compromis idéal.
Le dossier était complexe en raison de la présence de plusieurs bailleurs. Malgré ces blocages administratifs, le professionnalisme de l’agence a fait la différence. Elle a sécurisé les baux commerciaux avec succès.
La boutique de la rue Victor Hugo est ouverte depuis le 22 mai. Elle prépare désormais son inauguration officielle pour le mois d’octobre.




